Collagène

Pourquoi faire une cure de collagène en poudre ?


Fabriqué naturellement par l’organisme, on le retrouve partout : dans les tendons, les ligaments, les muscles, les cartilages, les os, les tissus conjonctifs, les cheveux, les ongles et, bien sûr, la peau. Le problème, c’est qu’en vieillissant, nous en produisons de moins en moins.

Alors quels sont les effets d’un déficit en collagène ? À quoi sert-il exactement ? Quand faut-il se supplémenter ? Découvrons ensemble les propriétés de cette molécule indispensable.

Qu’est-ce que le collagène ?

Substance phare des formules anti-vieillissement de la peau, le collagène est en réalité la protéine structurale la plus importante du corps humain. Issu du grec “kolla”, le terme collagène signifie d’ailleurs “producteur de colle”. Elle représente en effet :

  • 30 % des protéines totales du corps humain ;
  • 90 % des protéines des tendons ;
  • 80 % des protéines des ligaments ;
  • 75 % des protéines de la peau ;
  • 67 % des protéines des cartilages ;
  • 30 % des protéines des os ;
  • 6 % des protéines des muscles.

Le collagène est donc l’élément de base qui assure la cohésion de nos différents organes. À l’instar des tiges d’acier dans le béton armé, elle permet à l’ensemble de nos tissus d’être maintenus ensemble.

Il existe 28 types de collagènes différents, chacun ayant ses propres séquences d’acides aminés. Ainsi, chaque type de collagène agit sur des tissus spécifiques. Notons que les 5 premiers types regroupent 99 % de toutes les protéines de collagène retrouvées dans le corps humain.

  • Type 1 : on le retrouve notamment dans la peau, les tendons, les ligaments, les organes, les os et le tube digestif. Il représente à lui seul 90 % du collagène de notre organisme.
  • Type 2 : il agit principalement au niveau des cartilages. C’est également l’un des constituants de l’humeur vitrée (gel transparent à l’intérieur de l’œil).
  • Type 3 : très présent au niveau de la peau, des organes et des vaisseaux sanguins, il est souvent associé au type 1.
  • Type 4 : c’est un composant majeur de l’enveloppe de nos organes internes.
  • Type 5 : on le retrouve dans les tissus interstitiels (vaisseaux sanguins et tissus conjonctifs).

À quoi sert le collagène ?

Fabriquée par des cellules appelées fibroblastes, cette petite protéine possède de nombreuses propriétés. Nous l’avons vu, elle assure la cohésion de nos tissus et organes, mais elle leur garantit également hydratation, souplesse, résistance et participe à leur régénération.

L’allié des sportifs

Pour les sportifs, le collagène est essentiel puisqu’il fortifie les tendons, entretient la souplesse des articulations et participe à la tonicité musculaire. Il contribue, par ailleurs, à une meilleure récupération après l’effort ou en cas de blessure.

Si le collagène n’est pas directement acteur de la perte de poids, il aide à contrôler la prise de gras et à maintenir notre corps en forme pour assurer un entrainement sportif régulier.

Côté musculation, il joue un rôle prépondérant dans le développement de la masse sèche.

Des os solides

Les deux principaux constituants des os sont les minéraux et le collagène. Les minéraux leur assurent la résistance nécessaire pour pouvoir supporter le poids de notre corps. Le collagène, quant à lui, a deux rôles à jouer. D’une part, il aide à fixer le calcium, ce qui diminue le risque d’ostéoporose. D’autre part, il confère aux os souplesse et élasticité : deux propriétés essentielles qui limitent les risques de fracture.

Un rempart contre l’arthrose

Élément principal du cartilage, le collagène assure la mobilité de nos articulations. De nombreuses études menées sur des personnes souffrant d’arthrose ont prouvé qu’une supplémentation en collagène contribuait à une réduction significative des douleurs.

Une peau en bonne santé

De nos jours, lorsqu’on entend “collagène”, on pense tout de suite “peau, antiride, fermeté”. Et ce n’est pas pour rien ! Les marques mettent beaucoup en avant cette protéine (souvent associée à l’acide hyaluronique) sur leurs tubes de crèmes pour le visage, et elles ne s’y trompent pas. En effet, le collagène confère à la peau son élasticité, son homogénéité et participe activement à sa régénération. Les petites joues douces et rebondies des enfants nous le prouvent. Différentes études ont, par ailleurs, démontré qu’il réduit activement la cellulite et les vergetures.

Un système digestif plus efficace

Si le lien entre collagène et beauté de la peau se fait facilement dans notre esprit, on l’associe, en revanche, rarement à nos intestins. Et pourtant, peu de personnes le savent, mais cette petite molécule contribue à une meilleure étanchéité de nos parois intestinales. Et qui dit intestin imperméable, dit réduction des fuites de nutriments et de déchets dans le sang. En nous assurant une bonne étanchéité intestinale, le collagène participe donc à notre état de santé général.

D’autres vertus

Au-delà des propriétés que nous venons d’évoquer, le collagène contribue à détoxifier le foie, aide à booster le métabolisme, prévient l’athérosclérose (dépôt de plaques de lipides sur la paroi des artères)...

Symptômes et risques d’une carence en collagène

À partir de 30 ans, notre corps produit environ 1 % de moins de collagène par an. Les principaux symptômes d’une carence apparaissent donc progressivement et s’accentuent avec l’âge :

  • apparition de rides et de ridules ;
  • peau plus flasque et plus sèche ;
  • ongles et cheveux fragiles ;
  • douleurs et raideurs articulaires ;
  • faiblesse, manque de tonus ;
  • fatigue fréquente ;
  • récupération plus lente suite à des blessures.

À terme, les risques de fractures et blessures de type tendinites, déchirures musculaires, luxations ou entorses sont plus élevés.

Dans quels cas prendre des compléments alimentaires de collagène ?

Pour compenser le manque lié à cette baisse de production, il est possible de prendre des compléments alimentaires. Ainsi, si vous ressentez des douleurs articulaires, si vos cheveux deviennent secs et si votre peau commence à se distendre, c’est sans doute le bon moment pour commencer une cure de collagène.

À noter, il est conseillé de demander un avis médical avant toute supplémentation.

Quelles sont les différentes formes de collagène en complément alimentaire ?

Le collagène que l’on retrouve dans les compléments alimentaires est le collagène de type II, celui qui agit principalement au niveau des articulations. Il existe sous deux formes.

L’hydrolysat de collagène

L’hydrolysat de collagène est obtenu, comme son nom l’indique, par hydrolyse. L’hydrolyse est un processus de décomposition d’une protéine en molécules plus petites (les peptides) visant à faciliter son assimilation. Ces peptides de collagène hydrolysé aident le corps à synthétiser du collagène naturel.

L’hydrolysat de collagène que l’on retrouve dans les compléments alimentaires est le plus souvent issu de la peau et des cartilages de poissons, mais il est possible d’en trouver à base d’os de poulet.

Le collagène natif ou non dénaturé

Appelé aussi UC-II®, le collagène pur est produit à partir de cartilage de poulet. Le processus de fabrication est breveté. Sans enzyme et à basse température, il garantit une protéine non dénaturée, ayant subi très peu de transformations. Différentes études menées par des chercheurs de l’Université d’Harvard ont prouvé son efficacité dans le traitement de l’arthrose.

Que vous optiez pour des compléments alimentaires à base de collagène hydrolysé ou de collagène natif, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • les gélules / capsules ;
  • la poudre à diluer dans l’eau ;
  • les fioles ou monodose de collagène sous forme liquide (formule généralement plus concentrée).

Vous serez sans doute amenés à rencontrer le terme de “collagène végétal” ou “collagène végétal bio”. Ceci est un abus de langage puisque le collagène est une molécule issue exclusivement du monde animal. Le “collagène végétal” n’existe pas en tant que tel. Les produits proposés sous cette allégation sont, en réalité, uniquement des protéines végétales (souvent de blé ou de soja) dont les propriétés se rapprochent de celles du collagène naturellement présent dans la peau.

Les précautions à prendre avec le collagène

À ce jour, aucun danger concernant les compléments alimentaires à base de collagène n’a été mis en évidence.

Les seuls effets indésirables recensés sont des inconforts digestifs type constipation, flatulences ou douleurs gastro-intestinales en cas de surdosage.

Comme pour toute supplémentation, il est bien sûr conseillé de respecter les doses recommandées sur les emballages ou prescrites par votre médecin.

Attention, les compléments à base de collagène marin ne conviennent pas aux personnes allergiques aux produits de la mer.

Les aliments riches en collagène

Vous souhaitez augmenter votre taux de collagène sans avoir recours à la supplémentation ? C’est possible ! Alors, où peut-on trouver du collagène naturellement ?

Les produits les plus riches, tels que les abats (andouillette, foie, tripes, etc.), le museau ou les pieds de porc ont malheureusement été progressivement évincés de notre alimentation.

Les autres morceaux de viande, consommés habituellement, contiennent également du collagène mais en moins grande quantité. Attention, les parties les plus tendres sont aussi les moins riches : plus sa teneur en collagène est élevée, plus la viande est dure et nécessite une cuisson longue.

La protéine, principalement contenue dans la peau et les os, est très présente dans les préparations telles que la gélatine, le bouillon de poule ou de boeuf, le fond de veau ou le pot-au-feu (dans lequel on laisse mijoter un os à moelle). Alors, à vos fourneaux !

Les personnes suivant un régime végétarien trouveront leur apport en collagène dans le poisson (notamment la morue et le saumon), les oeufs et les produits laitiers.

Vous êtes végétalien ? Pas de panique, il est tout à fait possible d’augmenter son taux de collagène sans manger de viande ou de produits animaliers. Vous ne consommerez alors pas directement des protéines de collagène mais vos aliments favoriseront la production de collagène par votre organisme :

  • les légumes verts ;
  • l’avocat ;
  • l’ail ;
  • l’oignon ;
  • les fruits rouges ;
  • les carottes ;
  • les betteraves ;
  • le poivron ;
  • les olives ;
  • les concombres ;
  • les agrumes ;
  • le kiwi ;
  • la banane ;
  • le lait de soja ;
  • le tofu ;
  • les fruits secs.

Cerise sur le gâteau : tous ces aliments sont faciles à se procurer !

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